Nous sommes heureux d’écrire ce premier article ! Et quoi de plus logique que de commencer par vous présenter notre défi zéro déchet

Quel est donc ce défi ?

Petit récap’ : Banaclichet, c’est – tout d’abord – un voyage au cours duquel nous souhaitons réduire au maximum notre production de déchets. Car pour régler le problème des déchets, nous sommes convaincus qu’il faut tout d’abord les réduire à la source avant de penser à leur gestion : recyclage, incinération ou enfouissement. Cette réduction s’accompagne d’un changement de nos habitudes de consommation.

En France, nous avons engagé cette démarche progressivement chez nous depuis bientôt deux ans et nous y arrivons plutôt bien : nous ne sortons nos (minis) poubelles plus que 3 à 4 fois par an.

Mathias trop heureux à Noël avec son mini sac-poubelle contenant 4 mois de déchets pour 2 personnes

On souhaiterait maintenant adapter notre mode de vie actuel à notre voyage et réduire encore plus nos déchets. Et comme on adore les défis, notre objectif pour l’année à venir est de remplir au maximum un sac banane de déchets par personne !

Être zéro déchet, à la maison comme en voyage, ça veut tout d’abord dire tendre vers une production nulle des déchets qui finissent à l’incinération ou à la décharge (aussi appelés ordures résiduelles). 

Dans chaque endroit visité, il nous faudra vérifier ce qui se recycle, se composte, ce qui part à l’incinération ou en décharge. Nous porterons ainsi les ordures résiduelles dans nos sacs bananes et nous essaierons de trouver une alternative pour le peu de déchet recyclable que nous produirons avant de les mettre dans le tri.

Ca compte ou pas ?

Alors, petit quizz pour vous tester :

Le verre on le met dans la banane ou pas ? 
Réponse : ça dépend 🙂 
Est-ce que le verre est collecté ? Est-il recyclé par les services locaux de traitement des déchets ?
C’est oui ? Alors il sort de la banane et peut être recyclé. Mais il peut aussi être donné, utilisé à d’autres fins (pour conserver certains aliments par exemple). Il peut parfois même être retourné en magasin avec le système de consigne (le top du top). 
C’est non ? Alors nous devrons le porter. 

Compliqué de faire rentrer rien qu’un bocal dans la banane. Pas le choix, il faut s’en passer, qu’il soit consigné ou recyclé !

Et le plastique ?
Réponse : vaste sujet
Même chez nous, il est quasiment impossible de savoir quels déchets plastiques sont recyclés à moins d’être un expert du sujet ! Alors à l’étranger, cela risque d’être compliqué. Du coup, on préfère complètement s’en passer, pour ne pas se poser la question… Et si nous en produisons, nous le mettrons dans la banane jusqu’à notre retour. 

Aux Sables d’Olonne (Vendée), si tous les emballages sont triés, une grande partie est simplement incinérée.

Les exceptions …

Toute règle ayant son.ses exception.s, voici les cas pour lesquels nous avons estimé que les déchets ne rentreraient pas dans la banane :

  • Lorsque nous sommes invités chez quelqu’un, ce qui est utilisé pour nous accueillir ne va pas dans la banane (courses pour la cuisine, produits ménagers utilisés…). Nous refuserons par contre tous les déchets à usage unique qui pourront nous être proposés (les pots de yaourt, les emballages jetables, etc). Et si nous devons faire les courses pour nos hôtes, nous acheterons sans emballage en magasin vrac ou sur le marché.
  • Les déchets de chantier ou de bricolage pendant les chantiers participatifs et autres activités bénévoles n’iront pas dans la banane. Par exemple, si nous aidons quelqu’un à fabriquer un déshydrateur solaire pour faire sécher ses aliments, nous ne mettrons pas dans la banane les composés nous restant sur les bras à la fin du bricolage (morceaux de bois, de métaux, etc). Nous essaierons évidemment de trouver des solutions pour revaloriser ces déchets, comptez sur nous !
  • Au restaurant, nous refuserons tous les emballages à usage unique : couverts, pailles, gobelets, serviettes en papier, etc. Par contre, nous n’irons pas faire les poubelles du restaurant pour récupérer les emballages utilisés par le chef pour cuisiner nos plats !

Parce que oui, nous nous sommes réellement posé la question d’aller faire les poubelles des autres (nos hôtes, les restaurateurs, …), avant de s’avouer que notre voyage deviendrait complètement infernal.  Et qu’il y a là le risque de les faire culpabiliser et de passer à côté de beaux moments de partage et de gourmandise. L’objectif de notre voyage est justement de diffuser notre démarche et de donner envie à d’autres d’en faire de même.

Voici les exceptions. Dans les autres cas, pas le choix ! Zéro emballage non recyclable, gaspillage de nourriture réduit au maximum ou composté, produits cosmétiques solides sans emballage. Mais aussi réparation de notre matériel informatique et audiovisuel si celui-ci vient à nous faire faux-bond ou de nos vélos lorsque nous serons dessus. Toutes ces solutions feront notre quotidien et devraient nous permettre d’éviter de remplir nos bananes. 

Ca va être difficile ?

Sûrement ! Mais nous avons essayé de nous parer à tout imprévu. Nous avons notamment toujours sur nous un kit pour les courses et pour manger dehors, ce qui est à nos yeux le point le plus délicat pour rester zéro déchet. Nous présenterons très bientôt en détail tout le matériel que nous emmènerons pendant notre périple pour tout vous expliquer !

Emballages en plastique ou en carton, biodéchets, papiers, nous avons les solutions pour les réduire au maximum !

Un point sur lequel nous avons peu de recul est la prise de médicaments. Nous sommes très rarement malades au point de devoir prendre des antibiotiques, mais nous n’hésiterons pas à en prendre si cela s’avère nécessaire. Pour les petits bobos, nous avons un kit d’huiles essentielles, du charbon actif, et nous comptons vraiment sur une alimentation riche en féculents, légumineuses, fruits et légumes pour nous apporter tout ce dont nous avons besoin !

Ce qui nous attend !

Le défi commence en France le 5 juin, avec une première étape à Nantes puis Paris et Bruxelles avant de traverser l’Atlantique début juillet. Nous ne sommes pas vraiment inquiets pour trouver de quoi nous nourrir sans emballage en France ou en Belgique. Les magasins vrac explosent (surtout dans les villes), les magasins bio proposent maintenant beaucoup en vrac et même certaines grandes surfaces s’y mettent (nous souhaitons les éviter au maximum, car elles font partie pour nous du problème).  

Nous sommes très excités à l’idée de réaliser ce défi pour montrer que produire si peu de déchet est possible. Mais surtout pour vous transmettre ces méthodes et astuces !

Alors à votre avis, quels vont être les moments les plus difficiles pour réussir ce défi ? Avez-vous déjà voyagé en faisant attention à ne pas produire de déchets ?  

Et n’hésitez pas à nous soutenir, nous aurons sûrement besoin de réconfort dans les moments difficiles. 🙂 

Cet article a 7 commentaires

  1. Bravo et bon courage pour atteindre votre objectif. 👍

  2. On vous attend de pied ferme de l’autre côté de l’Atlantique pour de bons petits repas (presque) zéro déchet et autres aventures maraîchères!

  3. Hortense, Mathias,
    Vous m’épatez! Donc vous êtes épatants!
    Belle aventure à vous deux. Faites de belles rencontres, et soyez convaincants,
    On a besoin de gens de volonté comme vous.
    Bon courage
    Guillaume (Merlin)

  4. Portez haut et fort votre message les petits loups et soyez certains qu’on va vous suivre mille après mille !
    Bon vent et belle traversée 100% écoresponsable !
    Namasté dans votre sillage,

  5. courage pour votre projet de voyage

    1. Merci François 🙂

Laisser un commentaire

Fermer le menu