Après un premier article sur le quotidien à vélo, on s’intéresse aujourd’hui à certains détails techniques et pratiques concernant ce mode de transport.

Que faut-il emporter quand on voyage à vélo ? Quels sont les indispensables ? Comment réduire ses déchets quand on est aussi contraint par le poids ?

Zéro déchet

Est-ce que c’est possible de ne pas produire de déchet en vélo ? Sans vous mentir, c’est possible – et nous l’avons fait – mais ce n’est pas évident non plus !

Nous avons utilisé beaucoup d’emballages recyclables : boîtes de conserve, pots en verre, etc. Nous trouvions souvent du vrac sur la route, même dans les supermarchés classiques aux États-Unis. Il y avait des séances de ravitaillement en sec tous les 4-5 jours : avoine, riz, amandes, … Pour les légumes et les fruits, c’était facile de les trouver sans emballage.

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On trouve souvent du vrac et des produits de qualité dans les coopératives alimentaires aux États-Unis

Voici les ingrédients que l’on achetait le plus régulièrement :
– soupe de lentilles (conserve)
– chili sin carne, pois chiche (conserve)
– riz, boulghour ou quinoa (vrac)
– fruits et légumes bio (vrac) que l’on mangeait cru pour gagner du temps
– amandes, noix, noisettes, chocolat (vrac)
– gateaux, cookies, pain (dans nos boites inox)
– confiture, sauce tomate (verre)

Le problème du zéro déchet à vélo est que l’on peut vite être lourd avec du verre, des conserves, etc. Nous n’avions donc que 2 jours d’autonomie maximum. Le vrac dans nos sacs en tissu ne prenait pas beaucoup de poids ou de volume. Et quand on ne trouvait rien en vrac, on achetait du pain, des pommes de terre et des légumes !

Où faire ses courses ?

Repérer les magasins vrac, bio, les marchés, … Vous pouvez consulter l’article sur les courses zéro déchet car nos habitudes n’ont pas changé à vélo ! Armés de nos boîtes en inox, on faisait aussi souvent le plein de pain, gâteaux et autres gourmandises dans les cafés et boulangeries.

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Zéro, zéro dechet ?

Pas vraiment, c’est difficile de n’utiliser aucun emballage recyclable car on a beaucoup moins de temps pour cuisiner. Faire tremper les pois chiche et les cuisiner 1 heure, avec un réchaud à bois, c’est impensable ! Et surtout, il faut que le repas reste un moment agréable après une journée d’efforts !

A part pour l’alimentation, on ne produit pas beaucoup de déchets à vélo : quelques papiers en aluminium des rustines lorsque l’on crève, parfois une chambre à air que l’on peut donner à des artistes upcycleurs, des patins de freins, etc. Surtout, ces déchets sont minimes par rapport aux bénéfices de ce moyen de déplacement : forme physique et mentale, empreinte carbone toute petite, reconnexion à la nature, …

Et c’est bien une chose que nous a appris ce voyage à vélo : la perfection n’existe pas et le zéro déchet non plus. Essayons plutôt de faire de notre mieux et d’éveiller les consciences autour de nous !

Équipement

Passons maintenant à l’équipement. Dans l’article précédent sur le voyage à vélo, on vous conseillait de ne pas trop vous charger ! Le poids est le vrai ennemi du cycliste et rouler trop lourd est absolument à éviter ! Il faut donc faire des choix, se passer de certains accessoires et en privilégier des utiles, versatiles et légers. Ce conseil est vrai de manière générale quand on voyage, que ce soit à vélo ou en back-pack, mais aussi dans la vie quotidienne, pour se recentrer sur l’essentiel et accorder la juste valeur aux choses matérielles et immatérielles dont on a besoin 🙂

Le vélo

Nous avons personnellement opté pour des vélos de route cadre acier d’occasion, reconditionnés par une association locale à Portland Oregon. En termes de budget, d’empreinte environnementale et d’impact social, l’achat d’occasion nous paraissait cohérent avec le reste de notre défi zéro déchet, d’autant que nous les avons revendu 1300 km plus tard.

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Occasion ou pas, ça ne nous a pas empêché d’avoir beaucoup d’amour pour ces braves compagnons de super qualité. Emile et Jason (leurs petits noms) nous ont conduit à bon port sans aucun accrochage ou chute !

》Consultez le blog de Laura pour bien choisir votre vélo et bien d’autres conseils sur l’équipement !

Les sacoches

Elles sont indispensables si vous êtes en autonomie (équipement de camping et nourriture). Le sac à dos est vraiment déconseillé !

Qu’est-ce qu’on met dedans ?
Equipement de camping, nourriture, quelques vêtements, un kit de réparation de son bolide,… on vous détaille tout en dessous.
Les sacoches doivent avoir un volume suffisant, être imperméables et solides. Un petit plus quand on peut les fixer et les enlever facilement. Il existe différents types de sacoches et de fixation, le plus répandu étant la fixation sur le porte-bagages arrière (il y a aussi sur un porte-bagages avant, sur le guidon, le cadre, la selle, …).
Nous avons apprécié les sacoches Carradice, ultra robustes, que nous avons trouvées d’occasion.

Les accessoires

Les indispensables :
– casque
– kit de réparation pour crevaison
– petite pompe
– chambre à air supplémentaire
– démonte pneus
– multi-tool
– lumières avant et arrière
– sonnette

Autres accessoires pratiques :
– lunettes de soleil
– crème solaire
– porte bouteille
– compteur
– tendeurs

L'équipement de camping

– tente
– matelas de sol (qu’on n’avait pas…)
– duvets
– réchaud à gaz (rapide, pratique) ou à bois (léger, plus écolo)
– briquet ou allumettes (plus écolo)
– corde ou tendeur pour faire sécher le linge
– lampe frontale à piles ou dynamo

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Les vêtements

Le cycliste est ultra pratique ! Rien d’autre n’est vraiment indispensable. Des chaussures de vélo peuvent sûrement être confortables mais nous n’en avions pas, donc nous n’avons pas d’avis à donner. Sachez juste qu’en vélo c’est assez difficile de laver ses vêtements car on reste rarement longtemps pour qu’ils puissent bien sécher ! Préférez plutôt des vêtements légers qui sèchent rapidement. C’est du vécu !

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